Quelles aides pour améliorer son DPE en 2025 ?
Envisagez-vous d'améliorer le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) de votre maison ou appartement ? C'est une excellente initiative pour réduire vos factures d'énergie, accroître le confort de votre logement et agir écologiquement. En 2025, profitez de nombreuses aides financières pour soutenir vos projets de rénovation énergétique, qu'ils concernent l'isolation, le changement de système de chauffage ou l'installation de pompes à chaleur.
Les coûts des travaux de rénovation énergétique peuvent être allégés grâce à des aides nationales, locales et fiscales. Cet article vous guide sur les aides disponibles et les démarches pour en bénéficier, que vous soyez propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire. Découvrez comment rendre votre logement plus confortable, économe et écologique.
L'évolution de la réglementation sur le DPE

Comprendre les enjeux du DPE pour 2025
En 2025, la réglementation du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) connaîtra des modifications majeures affectant propriétaires et locataires. L'objectif est de réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Les habitations les moins performantes, notamment celles classées F et G, dites « passoires thermiques », sont au cœur de cette réforme, qui vise à améliorer l'efficacité énergétique de l'ensemble des bâtiments en France.
Depuis le 1er juillet 2021, le DPE utilise une méthode de calcul harmonisée, la méthode 3CL, se substituant à l'ancienne basée sur les dépenses énergétiques réelles. Cette nouvelle approche évalue cinq postes de consommation énergétique (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation, éclairage, et auxiliaires) pour une estimation plus précise de la performance énergétique.
Les nouvelles exigences énergétiques à anticiper
Dès 2025, de nouvelles normes énergétiques seront appliquées. Les biens classés G au DPE ne pourront plus être loués, une interdiction qui s'étendra aux logements classés F en 2028, puis aux classés E en 2034.
Cette restriction graduelle encourage les propriétaires à entreprendre des rénovations pour améliorer la performance énergétique de leurs biens. De plus, il sera interdit d'augmenter les loyers des logements énergivores sans avoir préalablement effectué d'importants travaux d'amélioration énergétique. Depuis 2022, un audit énergétique devient obligatoire pour la vente de propriétés classées F ou G, offrant des conseils de rénovation plus approfondis que le DPE lui-même.
Le nouveau DPE prend aussi en compte la localisation géographique des biens, avec des critères ajustés selon le département et l'altitude, permettant une évaluation plus ajustée aux conditions climatiques spécifiques à chaque zone.
Ces évolutions réglementaires mettent en lumière l'importance de la transition énergétique dans le secteur immobilier, incitant les propriétaires à investir dans des rénovations énergétiques. Ces travaux ne servent pas seulement à se conformer aux nouvelles réglementations, mais aussi à améliorer le confort et à augmenter la valeur des propriétés.
Les aides nationales disponibles en 2025

MaPrimeRénov' : évolutions et conditions
MaPrimeRénov’, un dispositif clé pour la rénovation énergétique, continue de jouer un rôle majeur en 2025. Pilotée par l’Agence Nationale de l'Habitat (Anah), cette aide a été adaptée pour mieux servir les ménages français.
En 2025, MaPrimeRénov’ se décline en trois parcours adaptés à divers projets de rénovation : par geste spécifique, d’envergure ou en copropriété, répondant ainsi à une gamme étendue de besoins.
Elle reste accessible pour les logements classés F et G au DPE, couvrant les travaux d’isolation, le remplacement de fenêtres, ou encore l’installation de systèmes de chauffage neufs. Les modalités de prise en charge ont évolué : désormais, le taux de couverture atteint 90% pour les ménages modestes, 80% pour les revenus intermédiaires, et 50% pour les hauts revenus.
Les subventions pour les équipements de chauffage au bois ont été réduites de 30%. Un report important à noter est celui de l’exigence du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour le 1er janvier 2026, et une avance de 50% est proposée pour faciliter le financement des travaux, surtout pour les ménages modestes.
Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : critères et nouveautés
L’éco-PTZ, facilitateur de rénovation énergétique en 2025, est ouvert sans condition de ressources. Son plafond porté à 50 000 euros vise à encourager les rénovations globales pour un gain énergétique d’au moins 35%, permettant de sortir les logements du statut de « passoire thermique ».
La simplification administrative marque une avancée notable : la notification d’octroi de MaPrimeRénov’ peut remplacer les devis pour l’obtention de l’éco-PTZ, allégeant les démarches. Les travaux doivent être effectués par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) et concerner la résidence principale, construite il y a plus de deux ans.
Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : fonctionnement et bénéficiaires
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) offrent une aide complémentaire pour financer la rénovation énergétique. Attribués aux entreprises réalisant des économies d’énergie, ils peuvent être transférés aux ménages pour soutenir financièrement leurs projets.
Cumulables avec MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ, les CEE élargissent les possibilités de financement des travaux, couvrant un large éventail d’interventions comme l’isolation, le remplacement de fenêtres ou l’installation de systèmes de chauffage performants, offrant ainsi une belle opportunité de réduire les coûts des rénovations énergétiques.
Aides locales et spécifiques à considérer

Les aides régionales et départementales complémentaires
En plus des soutiens nationaux, une multitude d'aides régionales et départementales existent pour encourager les rénovations énergétiques. Ces aides, variant d'une région à l'autre, peuvent être combinées avec les aides nationales pour optimiser le financement des travaux.
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Drôme propose une aide au remplacement de chauffage pouvant monter jusqu'à 5 000 €. La Savoie, via la communauté de commune Cœur de Savoie, et la métropole lyonnaise, avec son programme ÉcoRénov visant le label bâtiment basse consommation (BBC), offrent également des aides significatives, jusqu'à 5 500 €.
En Bourgogne-Franche-Comté, les foyers modestes peuvent obtenir jusqu'à 9 000 € d'aide, avec des propositions spécifiques dans des départements comme la Yonne, le Jura et la Saône-et-Loire. L'agglomération de l’Auxerrois, par exemple, fournit une aide de 2 000 € pour un gain énergétique de 35 %.
Dans les Hauts-de-France, l'aide régionale AREL peut s'élever à 4 000 € pour des rénovations globales, complétée par des aides départementales additionnelles. Le Nord propose jusqu'à 20 000 € d'aide, correspondant à 5 à 15 % du montant des travaux, et l’agglomération Criel Sud Oise augmente l’aide de l’Anah “Habiter mieux” de 500 €.
En Île-de-France, une “aide chauffage” de 1 500 € est disponible pour le remplacement de chauffages obsolètes, avec des aides forfaitaires supplémentaires dans des départements comme l’Essonne et la Seine-et-Marne. L’agglomération de Melun, par exemple, finance jusqu'à 30 % du coût des travaux de rénovation énergétique, avec un plafond de 20 000 €.
Programmes locaux de l’habitat et subventions spécifiques
Des programmes locaux sont aussi en place pour favoriser la rénovation énergétique. En Corse, l’aide ORELI permet d’atteindre le label BBC avec une aide pouvant aller jusqu’à 30 000 €. La municipalité de Corte propose des financements de 25 à 80 % du reste à charge après les aides nationales, en plus d’abattements de taxe foncière.
En Normandie, le Conseil régional offre des aides variant de 2 500 à 9 200 € pour une rénovation globale, avec des aides départementales spécifiques comme des subventions pour chauffages performants ou des exonérations de taxe foncière.
La Nouvelle-Aquitaine propose trois aides pour l'assistance aux travaux : 1 000 € pour un audit énergétique, 800 € pour un accompagnement avant travaux, et 1 200 € pour la maîtrise d’ouvrage, complétées par des subventions départementales ciblées.
Ces aides locales et régionales représentent une chance additionnelle pour les propriétaires de financer de manière plus complète et personnalisée leurs projets de rénovation énergétique.
Dispositifs fiscaux et avantages

TVA à taux réduit : conditions et travaux éligibles
Dès le 1er janvier 2025, le taux de TVA réduit à 5,5% sera appliqué exclusivement aux travaux de rénovation énergétique qui visent à faire des économies d'énergie ou à utiliser des énergies renouvelables. Cette mesure concerne la mise en place, l'installation ou la maintenance d'équipements destinés à améliorer l'efficacité énergétique du logement, tels que l'isolation, le chauffage, la ventilation, et la production d'eau chaude sanitaire.
Les travaux doivent être effectués dans des bâtiments de plus de 2 ans destinés à l'habitation. Parmi les travaux éligibles figurent l'isolation des combles, l'installation de pompes à chaleur et les systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC double flux).
Exonération de taxe foncière pour travaux de rénovation énergétique
Les propriétaires réalisant des travaux de rénovation énergétique peuvent bénéficier d'une exonération de taxe foncière, totale ou partielle, pour une durée de jusqu'à cinq ans, sous réserve de l'approbation des autorités locales.
Pour être éligible, le propriétaire doit occuper ou louer le logement, qui doit avoir été construit avant le 1er janvier 1989, ou répondre à des critères de performance énergétique spécifiques s'il a été construit avant 2009. Les travaux reconnus comprennent l'isolation, l'installation de systèmes de chauffage à énergies renouvelables et de chauffage au bois. Le coût total des travaux ne doit pas dépasser 10 000 € pour l'année précédant l'exonération ou 15 000 € sur trois ans. Une déclaration accompagnée de justificatifs doit être soumise aux services fiscaux dans les 90 jours suivant la fin des travaux.
Crédit d'impôt transition énergétique (CITE) : est-il encore pertinent ?
Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) a été remplacé par MaPrimeRénov’ dès 2021. Bien que les dépenses réalisées jusqu’au 31 décembre 2020 pouvaient bénéficier du CITE, ce dispositif n'est plus en vigueur pour les nouveaux investissements.
Auparavant réservé aux propriétaires occupants de logements de plus de deux ans, sous conditions de ressources, MaPrimeRénov’ est désormais le dispositif phare de soutien aux travaux de rénovation énergétique, offrant une aide adaptée aux besoins spécifiques de chaque ménage.
Focus sur les aides à l'innovation

Soutiens aux projets de rénovation intégrant des énergies renouvelables
En 2025, les initiatives de rénovation énergétique qui adoptent les énergies renouvelables bénéficieront d'un soutien conséquent. L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) ainsi que le gouvernement français proposent des incitations financières pour promouvoir l'utilisation de technologies écologiques. Les aides couvrent divers équipements, tels que les pompes à chaleur, les systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques, et les chaudières à biomasse, malgré certains ajustements dans les subventions.
Les ménages adoptant ces technologies peuvent accéder à MaPrimeRénov’, une aide financière dont le montant varie selon leur situation économique. Pour les foyers à revenus très modestes ou modestes, cette aide peut couvrir jusqu'à 80% du coût des travaux.
Incitations pour les solutions intelligentes de gestion énergétique
Les technologies avancées de gestion énergétique, comme les Smart Grids et les systèmes de gestion de bâtiment (BACS), bénéficient également d'incitations ciblées. Ces systèmes améliorent l'efficacité énergétique en optimisant la production, la distribution et la consommation d'énergie, grâce à l'intégration des énergies renouvelables et à la réduction des pics de demande.
Depuis juillet 2020, le décret BACS impose l'installation de systèmes d'automatisation énergétique dans les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², favorisant ainsi l'efficacité et la durabilité énergétiques. L'ADEME offre des aides financières et des primes pour encourager la transformation des bâtiments existants en Smart Buildings.
Des entreprises telles qu'EDF, Engie et TotalEnergies mettent à disposition des solutions personnalisées pour une gestion optimale de la consommation énergétique. Ces services incluent des plannings prévisionnels, des alertes pour les dépassements de seuils et des tarifs ajustés, essentiels pour une transition énergétique réussie et pérenne.
Comment optimiser le montage financier de son projet ?

Les conseils pour combiner efficacement les aides
Pour réussir le montage financier de votre projet de rénovation énergétique, il est essentiel d'associer judicieusement les différentes aides disponibles. Commencez par évaluer vos besoins spécifiques en matière de rénovation et identifiez les aides qui correspondent le mieux à votre situation.
Vous pouvez cumuler des aides telles que MaPrimeRénov’, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), les subventions de l’ANAH, ainsi que les aides proposées par les collectivités locales et les fournisseurs d’énergie. Toutefois, il est important de veiller au respect des conditions d’éligibilité et des plafonds de revenus imposés par chaque dispositif.
À titre d'exemple, l’association de MaPrimeRénov’ avec l’éco-PTZ peut financer une rénovation globale, l’éco-PTZ couvrant jusqu’à 50 000 euros de travaux sans intérêts, complété par MaPrimeRénov’ pour une partie des coûts restants. Les aides de l’ANAH et celles des collectivités locales peuvent aussi être combinées, à condition de ne pas dépasser les plafonds autorisés par un ajustement de MaPrimeRénov’.
Il est conseillé de simuler vos aides potentielles pour avoir une estimation précise des montants accessibles et des critères à respecter. Utilisez les outils en ligne ou faites-vous accompagner par des experts en rénovation énergétique pour simplifier ce processus et optimiser les aides disponibles.
Les pièges à éviter et les bonnes pratiques
Évitez les erreurs courantes lors du financement de votre rénovation énergétique pour garantir le succès de votre projet. Assurez-vous de faire appel à des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), une exigence souvent obligatoire pour bénéficier des aides publiques. Ces experts vous guideront vers des travaux conformes aux standards énergétiques et optimiseront vos investissements.
Ne débutez pas les travaux sans avoir reçu toutes les pré-approbations nécessaires pour les aides, au risque de vous voir refuser certaines subventions et d'encourir des frais non prévus.
Respectez également la séquence de travaux recommandée par un audit énergétique pour maximiser l’efficacité énergétique et les économies potentielles. Par exemple, prioriser l'isolation des combles et des murs avant de remplacer le système de chauffage peut s'avérer plus bénéfique.
Enfin, prenez le temps de comparer différents devis pour évaluer les coûts et les services offerts par les professionnels et fournisseurs. Cela vous aidera à choisir les meilleures options selon votre budget et vos besoins, tout en évitant les mauvaises surprises financières.
La démarche à suivre pour bénéficier des aides

Identification des travaux prioritaires selon le DPE
Avant de commencer votre projet de rénovation énergétique, il est essentiel d'identifier les travaux prioritaires pour améliorer le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) de votre domicile. Cette étape débute généralement par un audit énergétique.
Effectué par un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE), cet audit évalue les principales sources de consommation d'énergie et les pertes de chaleur dans le logement.
Les travaux à privilégier dépendent des faiblesses spécifiques de votre habitation. L'isolation thermique est souvent prioritaire car elle permet de diminuer considérablement les pertes de chaleur. Isoler les combles, les murs et les planchers bas est essentiel, ces zones étant responsables d'environ 30%, 25% et 10% des pertes thermiques d'un bâtiment, respectivement.
De plus, changer votre système de production d'eau chaude et installer une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) efficace sont des étapes importantes pour améliorer l'efficacité énergétique de votre logement. Il est recommandé de coordonner ces travaux pour maximiser l'économie d'énergie et le confort de votre maison.
Les étapes clés : audit énergétique, demande d'aides, réalisation des travaux
Le processus pour obtenir des aides financières pour la rénovation énergétique comprend plusieurs étapes importantes. La première est de réaliser un audit énergétique par un professionnel RGE. Cet audit identifie les travaux nécessaires et estime les économies d'énergie possibles. MaPrimeRénov’ peut financer une partie de cet audit, avec des aides allant de 300 à 500 euros selon vos ressources.
Après cet audit, il est temps de demander les aides financières. Inscrivez-vous sur le site maprimerenov.gouv.fr et présentez votre projet à l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) pour bénéficier de MaPrimeRénov’. Vous pouvez aussi solliciter l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) si vos travaux sont éligibles.
Une fois les aides obtenues, il est essentiel de réaliser les travaux dans l'ordre approprié, en respectant les critères d'éligibilité. Les travaux doivent être effectués par des professionnels RGE pour assurer leur qualité et leur conformité. Après l'achèvement, envoyez les factures et justificatifs nécessaires pour recevoir les aides financières.
En respectant ces étapes, vous pourrez efficacement rénover votre logement sur le plan énergétique et profiter des aides financières disponibles pour améliorer votre DPE.
Conclusion
En conclusion, la rénovation énergétique est un levier clé pour diminuer votre consommation d'énergie, améliorer le bien-être chez soi et participer activement à la protection de l'environnement. Les dispositifs de soutien tels que MaPrimeRénov’, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) jouent un rôle important dans le financement de ces améliorations.
Les aides proposées par les collectivités locales et régionales viennent enrichir ces mesures, offrant davantage de solutions de financement.
Il est essentiel d’adopter une approche méthodique, en débutant par un audit énergétique pour déterminer les interventions prioritaires, comme l’isolation et la mise à jour des systèmes de chauffage et de ventilation. Les avantages fiscaux, incluant la TVA à taux réduit et l’exonération de la taxe foncière, peuvent aussi être utilisés pour optimiser les économies réalisées.
N’attendez plus pour agir. Investir dans la rénovation énergétique est bénéfique à plusieurs niveaux : réduction des dépenses énergétiques, amélioration du confort domestique et contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Grâce aux aides existantes et à un accompagnement sur mesure, c’est le moment parfait pour entreprendre cette démarche bénéfique pour vous et pour la planète.